La Palmyre au fil des jours

Ce blog s'intègre au site La Palmyre Nature (www.mapalmyre.fr) et est consacré à un suivi de l'actualité locale.

30 janvier 2008

Salon du développement durable à Royan

Ce week end (1er et 2 février 2008) a lieu à Royan le salon du développement durable au Palais des Congrès.
Ne manquez pas cette manifestation et surout la conférence-débat animée par M. Hubert Reeves, vendredi à 18h sur le thème Biodiversité en crise. H. Reeves est président de la ligue ROC qui milite pour la protection du Vivant. Au pays des chasseurs fanatiques, la discussion risque d'être animée.
Téléchargez le programme à cette adresse.

09 janvier 2008

Le renard et l'enfant

Apparemment, tout le monde n'a pas vu le film :

Sud Ouest 9/1/08
La poule et le renard

Maître Renard tenait en sa gueule une poule, et Claude Charles jure, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus. Vieille canaille de nos basses-cours depuis que l'oeuf a fait la poule, le renard est à nouveau l'ennemi public numéro 1, depuis que cet éleveur de La Tremblade offre à la population trois poulets en échange de chaque goupil écorché.« Plus de 200 volatiles massacrés en 2007, malgré les trois kilomètres de clôtures qui cernent mon exploitation? J'en ai assez de cette boucherie. Et comme les sociétés de chasse ne jouent plus le jeu, j'ai donc décidé de donner des poulets à ceux qui me ramènent la queue d'un renard. »Une offre promotionnelle qui, en une semaine, a déjà permis à sept apprentis trappeurs de garnir leur congélateur à peu de frais. Bien qu'assimilé à un acte de mutilation, couper ainsi l'appendice caudal du nuisible n'a pourtant pas été clairement dénoncé par une fédération départementale des chasseurs d'autant plus mal à l'aise qu'elle est directement visée par l'initiative de Claude Charles.« Plus personne ou presque n'organise de battues aux renards. Avant, la fédération donnait 50 francs pour un renard tué. Aujourd'hui, les gars préfèrent aller chasser du sanglier. »Mais, s'il reconnaît que les renards prolifèrent à nouveau en Charente-Maritime depuis le début des années 2000, le directeur de la fédération avoue aussi son impuissance face à la crise des vocations chez les piégeurs assermentés. « Nous essayons de lutter, en collaboration avec l'Association de gestion et de régulations des prédateurs, mais la culture du piège est beaucoup moins installée chez nous qu'au nord de la Loire, sauf peut-être contre les ragondins », explique Jean-Michel Dapvril.« Je sais bien que certains ont déjà cessé d'élever de la volaille, mais souvent les gens pensent que les piégeurs vont venir chez eux aussi vite qu'un médecin urgentiste. Sur le papier, nous nous appuyons sur un millier de piégeurs. Il faudrait d'avantage d'huile de coude, car ce n'est pas beaucoup face à une population de renards qui est parfois aussi importante que celle des lièvres, comme en Saintonge par exemple. On en trouve même dans les faubourgs de La Rochelle. »Et le pire est à venir avec le printemps, lorsque papa et maman Renard enseigneront à leurs petits l'art de dépecer.M

Et pourquoi pas une chouette placardée sur la porte pour faire revivre les bonnes vieilles traditions ?